Epreuve de littérature, terminale

 

                L’épreuve a pour fonction de vérifier et valider les acquis de la formation littéraire reçue en Terminale, formation obligatoire en L. Modalités des épreuves : épreuve écrite de 2 heures ; coefficient 4 Si l’épreuve est nouvelle, elle prend appui sur ce que vous avez appris, et appris à faire en seconde et première. Toutefois, cette épreuve présente aussi des aspects nouveaux : le programme est limité aux titres imposés ; le programme traduit une volonté d’élargir votre culture littéraire à des auteurs nouveaux, à des genres visuels et audiovisuels ; le programme envisage les œuvres dans le cadre de leurs conditions de production et de réception ; cette épreuve se présente sous la forme de questions portant sur les œuvres étudiées et auxquelles vous devez répondre dans des textes rédigés : il ne s’agit ni de mini-dissertations ni de mini-commentaires composés.

 Nature de l’épreuve

Deux  types de questions vous seront posés.

  • La première question concerne un aspect ou une partie de l’œuvre (un thème, le rôle d’un personnage, la fonction ou l’intérêt d’un passage, un élément de poétique ou d’écriture…). La question peut être accompagnée de documents annexes. Elle est notée sur 8 points.

Ex : Armand dit à Olivier dans Les Faux-Monnayeurs «  Je ne suis sincère que quand je blague » Pensez-vous que cette boutade soit représentative du personnage ?

  • La seconde question porte sur l’ensemble de l’œuvre, en relation avec l’objet d’étude retenu. Elle peut porter sur la cohérence, la composition, le fonctionnement interne de l’œuvre, l’intrigue, le temps et l’espace, la construction des personnages, la signification de l’œuvre en relation avec d’autres arts, ses relations avec ses intertextes, ses conditions d’écriture, de diffusion et de réception. Elle est notée sur 12points.

Ex : C’est à partir du roman Les Faux-Monnayeurs que l’expression de mise en abyme a été forgée. A votre avis pourquoi peut-on parler de mise en abyme à propos de cette œuvre ?

Le candidat peut se voir remettre, le jour de l’examen, un ou des extrait(s) de l’œuvre sur laquelle il est interrogé ainsi qu’un ou des document(s) d’accompagnement (éléments iconographiques en particulier). Dans une perspective d’étude de l’œuvre intégrale, il est amené à mettre en perspective la partie étudiée avec l’ensemble de l’œuvre (question sur un dialogue puis fonction de ce dialogue dans l’œuvre, étude du point de vue dans un extrait puis élargissement à l’œuvre, etc.). Pour traiter ces questions, le candidat doit s’interroger essentiellement sur :

  • la cohérence et le fonctionnement interne de l’œuvre : composition de l’œuvre, forme et signification d’une structure, intrigue, temps et espace, construction des personnages, etc.
  • la signification de l’œuvre étudiée en relation avec d’autres formes artistiques, avec ses intertextes, avec ses contextes d’écriture et de diffusion.
  •  Les candidats ne seront jamais interrogés sur une page isolée pour elle-même et sans mise en perspective.

 

La formulation des questions

  • Le sujet présente une opinion à discuter et vous invite à exprimer une position personnelle.

ex. : Pensez-vous que... Peut-on considérer que... ?

  • Le sujet vous demande d’expliquer un point de vue, d’analyser ou de définir une notion.

ex. ; Expliquez... Justifiez cette affirmation de... Comment définiriez-vous... ?

  • Le sujet suscite le commentaire et l’illustration d’une citation ; il vous conduit éventuellement à une discussion ou à un élargissement des perspectives.

ex. : Montrez que... Commentez et, s’il y a lieu, discutez cette opinion...

Ces questions portent sur un aspect ou une partie d’une œuvre (un thème ou un motif significatif, un élément de la technique argumentative, poétique, narrative ou dramatique, la fonction ou l’importance d’un passage, le rôle d’un personnage, le développement d’une idée ou d’une thèse, etc.).

Modalités de l’examen

  • le jour de l’examen, le candidat ne dispose pas du texte de l’œuvre
  • pour la question de type 2, des documents peuvent être fournis aux candidats (extraits des œuvres, documents complémentaires)
  • à l’exception groupement d’œuvres
  • les questions sont indépendantes les unes des autres et demandent des développements distincts. Ainsi de demandes explicites, les questions portent sur une seule œuvre ou un seul
  • , la première question ne dispense pas le  candidat de traiter la deuxième
  • un barème est indiqué aux candidats (nombre de points accordés à chaque question)
  • le  candidat peut traiter les questions dans l’ordre de son choix
  • la durée de l’épreuve (2 h) implique des questions claires et précises dont les réponses peuvent être traitées en une ou deux pages chacune.

 

  • On n’attend pas de vous des connaissances désincarnées, ni la récitation de questions de cours, mais une connaissance familière et précise des œuvres au programme et une réflexion personnelle sur ces œuvres, leurs enjeux, leurs significations et leur portée.
  • Il est nécessaire  de bien connaître les œuvres : une seule lecture, la mémorisation de l’histoire racontée ne suffisent pas, il faut travailler méthodiquement les textes.
  • Il faut également être capable d’identifier rapidement les enjeux d’une question et de mobiliser des souvenirs précis
  • Enfin il faut  apprendre à composer et rédiger rapidement (2 à 6 pages à écrire).

 

La méthode

L’épreuve vous demande de répondre à deux questions, respectivement sur 8 points (question 1) puis 12 points (question 2).

Vous allez donc vous livrer à plusieurs opérations, qui ne sont d’ailleurs possibles que si vous avez lu et étudié les œuvres :

  • analyse de la question : cerner son champ, (⇒ en dégager l’implicite)
  •  voir quels problèmes elle soulève (⇒ formuler une problématique)
  • mobilisation et tri des connaissances (des œuvres et des cours) qui permettent de répondre à la question( citations, passages des œuvres)) Il est déconseillé de se contenter de simples allusions plus ou moins vagues.
  • définition de votre « thèse » = votre réponse à la question
  • composition et rédaction de votre réponse pour convaincre votre lecteur de la validité de votre « thèse ».

 

a)Analyse de la question et problématisation

  • identifier le thème du  sujet le plus précisément possible (sur quoi faut-il réfléchir ? réponse sous forme d’un groupe nominal.)
  • Repérer les mots-clés du sujet : s’efforcer de les comprendre (synonymes), noter leurs différents sens possibles.
  • Chercher s’il y a une thèse (= opinion sur le thème) : si oui, reformulez-la 
  • Formuler la problématique : c’est la question à laquelle la dissertation doit apporter des réponses ; elle est souvent incluse dans le libellé du sujet, mais pas toujours.
  • Considérer la formulation de la question posée dans le sujet : elle peut correspondre à la problématique ou non ; il faut distinguer les questions avec réponses oui/non, des autres, car le type de la question induit le choix du plan.
  • Formuler les idées directrices (2 ou 3) qui découlent de l’analyse précédente : c’est ce qu’il faudra argumenter dans chacune des parties du devoir (I, II…)

 

b)Les différents types de plans

  • le plan thématique : pour les questions qui incitent à faire une liste de réponses : ex : « quels intérêts présente le recours à l’argumentation indirecte ? »

 

  • le plan analytique : pour les questions poussant à expliquer quelque chose , du type : « Pourquoi, comment… ». Ex : « Pour quelles raisons un auteur peut-il choisir d’avoir recours à l’argumentation indirecte ? »

 

  • le plan critique 
    ® pour les sujets commençant pas « Dans quelle mesure… ? » qui mêlent l’ explication et la critique : I. explication II. critique
     
  • le plan comparatif : compare deux aspects, deux opinions, deux thèmes ; 2 possibilités :
    I. 1er élément II. 2ème élément III. comparaison ou I. Ressemblances II. différences III. Complémentarité

 

  • le plan dialectique : pour les sujets avec question oui/non
    I. Thèse II. antithèse III. synthèse = dépassement de la contradiction par un paradoxe
    Ex : « les fables sont-elles des textes réservés aux enfants ? »
    I. Leur apparence puérile les rend compréhensibles par les enfants
    II. Mais les adultes peuvent aussi en tire profit, car les subtilités de la fable échappent aux enfants
    III. C’est parce qu’elles ont l’air enfantines qu’elles plaisent aux adultes

c) L'introduction

Elle doit être brève et se fait en trois étapes

  • Présentation de l’œuvre La première phrase a pour fonction de présenter l’œuvre ( ou les œuvres) et de précéder l’annonce du sujet. . Si vous trouvez une phrase d’accroche qui serve d’entrée en matière, c’est mieux. Mais si ce n’est pas le cas, ne perdez pas un temps précieux.
  • Annonce de la question. Vous pouvez reprendre la problématique proposée, la vôtre reformulée.
  • Annonce du plan ( en deux ou trois parties, mais deux peuvent suffire

 

d) Le développement

  • le devoir se développe en 2 ou 3 parties, elles-mêmes subdivisées en paragraphes (entre 2 et 4 §)
  • chaque partie commence par l’idée directrice = réponse à la problématique qui va être démontrée ensuite
  • le paragraphe argumentatif se compose :
    ® d’un argument développé : on le trouve grâce au travail préalable effectué sur les mots-clés (exploiter les divers sens de ces mots),et par sa réflexion personnelle ; on s’oblige à l’expliciter davantage en se posant les questions « pourquoi, comment ? »
    ® d’un exemple précis, qui sera pris dans les textes du corpus, ceux étudiés en classe ou ceux issus de sa culture personnelle. Il doit être présenté (titre, auteur), décrit (de quoi s’agit-il ?), relié à l’argument ou à l’idée directrice (que prouve-t-il ?).
  • chaque partie se termine par une conclusion partielle (= conclusion de la partie)
  • la phrase de transition permet de passer d’une partie à l’autre : elle se compose de la conclusion partielle, suivie de l’annonce de la perspective suivante (sous forme interrogative si possible)

Vérifier si le fil conducteur du sujet est bien présent et rappelé dans chaque partie

Il faut éviter de raconter au lieu d’analyser

 

  1. La conclusion générale
  • mettre un lien logique de conclusion (« Finalement, en définitive, en somme, en conséquence, en fin de compte… »)
  • récapituler les temps forts du développement (bilan)
  • apporter une réponse claire à la problématique, donner votre avis personnel

Il est inutile d’ouvrir sur un autre sujet à mois de pouvoir ouvrir sur la question suivante

Au brouillon, établissez un plan détaillé en deux ou trois parties et sous-parties pour chaque question. Rédigez une introduction (qui présentera le sujet et énoncera votre problématique et votre plan) et une conclusion (réponse à la question et ouverture). Et c’est tout ! Le reste sera écrit directement sur votre copie.

 

Exemple de sujet

 

  • Question 1 (8 points)

Quelles images des figures paternelles le roman Les Faux-Monnayeurs et le Journal des Faux-Monnayeurs de Gide donnent-ils ?

 

  • Question 2 (12 points)

La lecture du Journal des Faux-Monnayeurs aide-t-elle à mieux comprendre le roman ?

 

 

 

 

Par conséquence il est nécessaire

  • de  bien connaître les œuvres : une seule lecture, la mémorisation de l’histoire racontée ne suffisent pas, il faut travailler méthodiquement les textes.
  • de mémoriser des phrases clefs des œuvres pour pouvoir les citer
  • d’identifier rapidement les enjeux d’une question et de mobiliser des souvenirs précis d’apprendre à composer et rédiger rapidement (3 à 6 pages à écrire). Cela suppose un entraînement régulier

 

Susceptible :  L’oral de contrôle  , durée 40 mns coefficient 4 (20 mns de préparation+ 20 min de passage )

 L’épreuve consiste en un exposé suivi d’un entretien. Le candidat répond, dans un exposé organisé, à une question portant, soit sur un aspect d’une œuvre, soit sur l’ensemble d’une œuvre, soit sur un point de comparaison entre plusieurs œuvres inscrites au programme limitatif, dans leur relation avec le domaine d’étude retenu. Au cours de l’entretien, l’examinateur, partant de l’exposé présenté par le candidat, invite celui-ci à préciser son propos, à approfondir un commentaire ou une interprétation, à développer des perspectives. L’entretien pourra également prendre en compte les œuvres lues en lecture complémentaire pendant l’année.

 

 

 

Objectifs de l’épreuve

L’épreuve permet d’évaluer les compétences mentionnées dans le programme. Cette évaluation se fonde sur les éléments suivants :

- la connaissance des œuvres et des domaines d’étude du programme

 - l’aptitude à prendre en compte des problématiques

- la clarté, la pertinence et la cohérence des propos, l’utilisation des notes personnelles

- la personnalité de l’interprétation et du jugement critique

- l’aptitude au dialogue et à l’échange

- la justesse et la correction de l’expression.

 

La préparation aux épreuves

 

Pour être efficace, votre préparation devra être méthodique et répartie sur l’année. Bien sûr, vous avez d’autres épreuves à préparer ; aussi, il vous faut évaluer raisonnablement le temps que vous pouvez consacrer à la préparation de l’épreuve de Littérature. Vous  bénéficiez de deux heures de cours hebdomadaires : à ces deux heures, il faut ajouter le temps accordé à la lecture des œuvres et aux travaux demandés par le professeur, que vous pouvez estimer en moyenne à 1 à 2 heures par semaine. Il serait très imprudent de « faire des impasses » : si les questions portent sur une œuvre que vous avez négligée au point de ne même pas la lire pour vous contenter de la lecture d’un résumé et/ou d’une étude, vous ne pourrez pas répondre à une question précise ! Vous devrez avoir impérativement lu toutes les œuvres, vous être efforcés  d’effectuer diverses recherches et lectures sur chacune. Le temps accordé à l’examen (2 heures) vous impose également de vous entraîner à l’écriture pour rédiger rapidement un texte composé vous permettant d'argumenter efficacement votre point de vue

Vous avez beaucoup de travail pour vous préparer dans toutes les matières et vous disposez de peu de temps. Aussi votre documentation personnelle doit-elle être bien organisée car elle vous servira de mémoire papier. N’hésitez pas à annoter et surligner les œuvres avec un code de couleur que vous établirez. Ces annotations et surlignages vous permettront de retrouver rapidement des éléments importants pour répondre à une question lors d’un feuilletage. En effet, à l’examen, vous ne disposerez pas de vos textes. En revanche, si l’on vous demande de travailler sur un document, il vous sera fourni.

Pour faciliter vos révisions, vous pouvez établir

  • des fiches par parcours de lecture. En haut de chaque fiche, vous pouvez indiquer quelques mots clefs.
  • une fiche de synthèse sur chaque œuvre, établie en fin d’étude : un recto-verso A4 maximum : elle vous rappellera les principales conclusions de votre étude et quelques citations pour les illustrer.

Si vous avez bien travaillé vos textes pendant l’année, vos révisions de dernière minute pourront se limiter à la relecture de ces fiches : elles suffiront pour vous aider à mobiliser vos connaissances mémorisées, le moment venu.

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