Classe à Projet Artistique et Culturel

Culture, culture...

Oeuvre intégrale : L'oeuvre, Zola

Zola 14Zola 14 (1.41 Mo)

Adaptation pour la télévision par Pierre CARDINAL : 

http://www.ina.fr/video/CPF86628099

 

Livres 2

Lectures cursives 

1. Sur l'art 

  • - Le portrait de Dorian Gray, Wilde 
  • - A rebours, Huysmans
  • - La jeune fille à la perle, Tracy chevalier

 

2. Les grands classiques

" Personnages féminins"

  • Mme Bovary, Flaubert
  • Manon Lescaut, Prévost
  • Les liaisons dangereuses, Laclos
  • La princesse de Clèves, La Fayette
  • La cousine Bette, Balzac
  • La bête humaine, Zola

 

3. Littérature contemporaine

" Drôles de narrations"

  • Verre cassé, Mabanckou
  • La terre qui penche, Martinez
  • Le rapport de Brodeck, Claudel
  • La fin des temps, Murakami

Suggestion de films

Frida => http://www.programme-tv.net/cinema/1182671-frida/

- La jeune fille à la perle => http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18360560&cfilm=45323.html

- La belle noiseuse

- Camille Claudel

- Van Gogh => https://www.youtube.com/watch?v=V5Qilrt26AQ

 

Sur le site du msée d'Orsay,

vous trouverez d'appréciables informations sur Manet :

http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=851&L=0&tx_commentaire_pi1[showUid]=313&no_cache=1

et une vidéo sur Manet et Cézanne : 

Petites phrases, grandes histoires A partir d'une citation pouvant sembler anecdotique ou simplement amusante, la série Petites phrases, grandes histoires déroule un fil qui nous dévoile toutes les implications se cachant derrière la légèreté apparente du propos. 

Une plongée claire et ludique de quelques minutes au cœur des grandes notions de l'art du XIXe siècle.
Cézanne qui ne tend pas la main à Manet au café Guerbois, le rendez-vous des artistes, la scène peut surprendre... Que se cache-t-il derrière cette attitude bravache de Cézanne envers le maître de la nouvelle peinture ?

Durée : 5mn03

 

http://www.musee-orsay.fr/fr/outils-transversaux/galerie-video/petites-phrases-grandes-histoires/manet-cezanne.html

La naissance de Vénus

La Naissance de Vénusn Alexandre Cabanel, 1863 Émile Zola combat la peinture académique « et les œuvres sans vie d'un Cabanel »8 et défend les œuvres de Manet « Il paraît que je suis le premier à louer sans restriction M. Manet. C'est que je me soucie peu de toutes ces peintures de boudoir, de ces images coloriées, de ces misérables toiles où je ne trouve rien de vivant. J'ai déjà déclaré que le tempérament seul m'intéressait. » il critique a Naissance de Vénus de Cabanel, et émet un jugement sur Cabanel et l’ensemble de son œuvre.

Le déjeuner sur l'herbe

Le déjeuner sur l'herbe, Manet Le Déjeuner sur l'herbe est un tableau d'Édouard Manet datant de 1863, d'abord intitulé Le Bain, puis La Partie carrée, qui a provoqué un scandale lorsqu'il a été proposé au Salon de Paris. Il entra dans le patrimoine public en 1906 grâce à la donation du collectionneur Étienne Moreau-Nélaton1 La juxtaposition d'une femme nue « ordinaire »2, regardant le public, et de deux hommes tout habillés a suscité la controverse lorsque l'œuvre a été exposée pour la première fois au Salon des Refusés en 1863.

Olympia

Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863 et conservé au musée d'Orsay. Ce tableau est refusé au Salon de 1863. Manet ne le présentera pas au Salon des Refusés de 1863. L'œuvre sera finalement acceptée et présentée au Salon de 1865.

Tannhauser, Wagner (L'oeuvre p. 234)

Wagner, dans L'Oeuvre, Zola

Le modèle féminin : étude comparée

Zola, L'oeuvre

Saisi, immobile de joie, lui la regarda se dévêtir. Il la retrouvait. La vision rapide, tant de fois évoquée, redevenait vivante. C'était cette enfance, grêle encore, mais si souple, d'une jeunesse si fraîche ; et il s'étonnait de nouveau ; où cachait-elle cette gorge épanouie, qu'on ne soupçonnait point sous la robe ? Il ne parla pas non plus, il se mit à peindre dans le silence recueilli qui s'était fait. Durant trois longues heures, il se rua au travail, d'un effort si viril qu'il acheva d'un coup une ébauche superbe du corps entier. Jamais le corps de la femme ne l'avait grisé de la sorte, son coeur battait comme devant une nudité religieuse. Il ne s'approchait point, il restait surpris de la transfiguration du visage, dont les mâchoires un peu massives et sensuelles s'étaient noyées sous l'apaisement tendre du front et des joues. Pendant trois heures, elle ne remua pas, elle ne souffla pas, faisant le don de sa pudeur, sans un frisson, sans une gêne.Tous deux sentaient que, s'ils disaient une seule phrase, une grande honte leur viendrait. Seulement, de temps à autre, elle ouvrait ses yeux clairs, les fixait sur un point vague de l'espace, restait ainsi un instant sans qu'il pût rien y lire de ses pensées, puis les refermait, retombait dans son néant de beau marbre, avec le sourire mystérieux et figé de la pose.

Claude, d'un geste, dit qu'il avait fini ; et, redevenu gauche, il bouscula une chaise pour tourner le dos plus vite ; tandis que, très rouge, Christine quittait le divan. En hâte, elle se rhabilla, dans un grelottement brusque, prise d'un tel émoi, qu'elle s'agrafait de travers, tirant ses manches, remontant son col, pour ne plus laisser un seul coin de sa peau nue. Et elle était enfouie au fond de sa pelisse, que, lui, le nez toujours contre le mur, ne se décidait pas à risquer un regard. Pourtant il revint vers elle, ils se contemplèrent, hésitants, étranglés d'une émotion qui les empêcha encore de parler. Etait-ce donc de la tristesse, une tristesse infinie, inconsciente et innommée ? car leurs paupières se gonflèrent de larmes, comme s'ils venaient de gâter leur existence, de toucher le fond de la misère humaine.

Renoir

Edmond et Jules de Goncourt, Manette Salomon, Chapitre L

Manette était nue

La Nature est une grande artiste inégale. Il y a des milliers, des millions de corps qu’elle semble à peine dégrossir, qu’elle jette à la vie à demi façonnés, et qui paraissent porter la marque de la vulgarité, de la hâte, de la négligence d’une création productive et d’une fabrication banale. De la pâte humaine, on dirait qu’elle tire, comme un ouvrier écrasé de travail, des peuples de laideur, des multitudes de vivants ébauchés, manqués, des espèces d’images à la grosse de l’homme et de la femme. Puis de temps en temps, au milieu de toute cette pacotille d’humanité, elle choisit un être au hasard, comme pour empêcher de mourir l’exemple du Beau. Elle prend un corps qu’elle polit et finit avec amour, avec orgueil. Et c’est alors un véritable et divin être d’art qui sort des mains artistes de la Nature.
Le corps de Manette était un de ces corps-là: dans l’atelier, sa nudité avait mis tout à coup le rayonnement d’un chef-d’œuvre. Sa main droite, posée sur sa tête à demi tournée et un peu penchée, retombait en grappe sur ses cheveux; sa main gauche, repliée sur son bras droit, un peu au-dessus du poignet, laissait glisser contre lui trois de ses doigts fléchis. Une de ses jambes, croisée par-devant, ne posait que sur le bout d’un pied à demi levé, le talon en l’air; l’autre jambe, droite, et le pied à plat, portait l’équilibre de toute l’attitude. Ainsi dressée et appuyée sur elle-même, elle montrait ces belles lignes étirées et remontantes de la femme qui se couronne de ses bras. Et l’on eût cru voir de la lumière la caresser de la tête aux pieds: l’invisible vibration de la vie des contours semblait faire frémir tout le dessin de la femme, répandre, tout autour d’elle, un peu du bord et du jour de son corps.
Coriolis n’avait pas encore vu des formes si jeunes et si pleines, une pareille élégance élancée et serpentine, une si fine délicatesse de race gardant aux attaches de la femme, à ses poignets, à ses chevilles, la fragilité et la minceur des attaches de l’enfant. Un moment, il s’oublia à s’éblouir de cette femme, de cette chair, une chair de brune, mate et absorbant la clarté, blanche de cette chaude blancheur du Midi qui efface les blancheurs nacrées de l’Occident, une de ces chairs de soleil, dont la lumière meurt dans des demi-teintes de rose thé et des ombres d’ambre.
Ses yeux se perdaient sur cette coloration si riche et si fine, ces passages de ton si doux, si variés, si nuancés, que tant de peintres expriment et croient idéaliser avec un rose banal et plat; ils embrassaient ces fugitives transparences, ces tendresses et ces tiédeurs de couleurs qui ne sont plus qu’à peine des couleurs, ces imperceptibles apparences d’un bleu, d’un vert presque insensible, ombrant d’une adorable pâleur les diaphanéités laiteuses de la chair, tout ce délicieux je-ne-sais quoi de l’épiderme de la femme, qu’on dirait fait avec le dessous de l’aile des colombes, l’intérieur des roses blanches, la glauque transparence de l’eau baignant un corps. Lentement, l’artiste étudiait ces bras ronds, aux coudes rougissants, qui, levés, blanchissaient sur ces cheveux bruns, ces bras au bas desquels la lumière, entrant dans l’ombre de l’aisselle, montrait des fils d’or frisant dans du jour; puis le plan ferme de la poitrine blanche et azurée de veinules; puis cette gorge plus rosée que la gorge des blondes, et où le bout du sein était de la nuance naissante de l’hortensia.

 

L'artiste et sa muse

A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Gradiva celle qui avance Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

 

                                       Charles Baudelaire , Les fleurs du mal

 

 

 « Pygmalion et Galatée », Les métamorphoses, livre X, Ovide(vers 222-206 av. J.C.)

 

Témoin de leurs fureurs criminelles, et révolté des vices sans nombre qui dégradent le coeur des femmes, Pygmalion vivait libre, sans épouse, et longtemps sa couche demeura solitaire. Cependant son heureux ciseau, guidé par un art merveilleux, donne à l'ivoire éblouissant une forme que jamais femme ne reçut de la nature, et l'artiste s'éprend de son oeuvre. Ce sont les traits d'une vierge, d'une mortelle ; elle respire, et, sans la pudeur qui la retient, on la verrait se mouvoir ; tant l'art disparaît sous ses prestiges mêmes. Ebloui, le coeur brûlant d'amour, Pygmalion s'enivre d'une flamme chimérique. Plus d'une fois il avance la main vers son idole ; il la touche. Est-ce un corps, est-ce un ivoire ? Un ivoire ! non, il ne veut pas en convenir. Il croit lui rendre baisers pour baisers ; tour à tour il lui parle il l'étreint ; il s'imagine que la chair cède à la pression de ses doigts ; il tremble qu'ils ne laissent leur empreinte sur les membres de la statue. Tantôt il la comble de caresses, tantôt il lui prodigue les dons chers aux jeunes filles, coquillages, pierres brillantes, petits oiseaux, fleurs de mille couleurs, lis, balles nuancées, larmes tombées du tronc des Héliades. Ce n'est pas tout, il la revêt de tissus précieux ; à ses doigts étincellent des diamants ; à son cou, de superbes colliers ; à ses oreilles, de légers anneaux ; sur sa gorge, des chaînes d'or qui pendent : tout lui sied, et nue, elle semble encore plus belle. Il la couche sur des carreaux que teint la pourpre de Sidon ; il l'appelle la compagne de son lit ; il la contemple étendue sur le duvet moelleux : il croit qu'elle y est sensible.Pygmalion

C'était la fête de Vénus. Cypre tout entière célébrait cette fameuse journée. L'or éclate sur les cornes recourbées des génisses au flanc de neige qui, de toutes parts, tombent sous le couteau ; l'encens fume : Pygmalion dépose son offrande sur l'autel, et debout, d'une voix timide : «Grands dieux, si tout vous est possible, donnez-moi une épouse... (il n'ose pas nommer la vierge d'ivoire) semblable à ma vierge d'ivoire».

Vénus l'entend ; la blonde Vénus, qui préside elle-même à ses fêtes, comprend les voeux qu'il a formés ; et, présage heureux de sa protection divine, trois fois la flamme s'allume, trois fois un jet rapide s'élance dans les airs. Il revient, il vole à l'objet de sa flamme imaginaire, il se penche sur le lit, il couvre la statue de baisers. Dieux ! ses lèvres sont tièdes ; il approche de nouveau la bouche. D'une main tremblante il interroge le coeur : l'ivoire ému s'attendrit, il a quitté sa dureté première ; il fléchit sous les doigts, il cède. Telle la cire de l'Hymette s'amollit aux feux du jour, et, façonnée par le pouce de l'ouvrier, prend mille formes, se prête à mille usages divers. Pygmalion s'étonne ; il jouit timidement de son bonheur, il craint de se tromper ; sa main presse et presse encore celle qui réalise ses voeux. Elle existe. La veine s'enfle et repousse le doigt qui la cherche ; alors, seulement alors, l'artiste de Paphos, dans l'effusion de sa reconnaissance, répand tout son coeur aux pieds de Vénus. Enfin ce n'est plus sur une froide bouche que sa bouche s'imprime. La vierge sent les baisers qu'il lui donne ; elle les sent, car elle a rougi ; ses yeux timides s'ouvrent à la lumière, et d'abord elle voit le ciel et son amant. Cet hymen est l'ouvrage de la déesse ; elle y préside. Quand neuf fois la lune eut rapproché ses croissants et rempli son disque lumineux, Paphos vint à la lumière, et l'île hérita de son nom. 

 

 

Groupement de sonnets : Le poète et sa muse

 

 

  • Texte 1 J. Du Bellay, Les Regrets (1558), SonnetVI
  • Texte 2 F. de Malherbe, Les Délices de la poésie française «  Sonnet à Caliste », 1620
  • Texte 3 C. Baudelaire, Les Fleurs du mal «  La muse malade », 1867
  • Texte 4 G. Apollinaire, Il y a datant –«  Per te prasentit aruspex1 », 1925 

 

 

 

 

 

Joachim du Bellay,Les Regrets, 1558.

Las1, où est maintenant ce mépris de Fortune2?
Où est ce cœur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l'immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple non commune ?

Où sont ces doux plaisirs, qu'au soir sous la nuit brune
Les Muses me donnaient, alors qu'en liberté
Dessus le vert tapis d'un rivage écarté
Je les menais danser aux rayons de la Lune ?

Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon cœur qui soulait3être maître de soi
Est serf de mille maux et regrets qui m'ennuient4.

De la postérité je n'ai plus de souci,
Cette divine ardeur, je ne l'ai plus aussi,
Et les Muses de moi, comme étranges5, s'enfuient.

1. hélas.
2. personnification du destin.
3. avait l'habitude de.
4. me tourmentent.
5. étrangères.

 

François de Malherbe Les délices de la poésie française, « Sonnet à Caliste », 1620

 

Il n’est rien de si beau comme Caliste est belle :
C’est une oeuvre où Nature a fait tous ses efforts,
Et notre âge est ingrat qui voit tant de trésors,
S’il n’élève à sa gloire une marque éternelle.

 

La clarté de son teint n’est pas chose mortelle :
Le baume est dans sa bouche et les roses dehors
Sa parole et sa voix ressuscitent les morts,
Et l’art n’égale point sa douceur naturelle.

 

La blancheur de sa gorge éblouit les regards ;
Amour est en ses yeux, il y trempe ses dards,
Et la fait reconnaître un miracle invisible.

 

En ce nombre infini de grâces et d’appas,
Qu’en dis-tu ma raison ? crois-tu qu’il soit possible
D’avoir du jugement, et ne l’adorer pas ?

 

 

Charles Baudelaire Les fleurs du mal-  « La muse malade », 1862

 

Ma pauvre muse, hélas ! qu'as-tu donc ce matin ?
Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes,
Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint
La folie et l'horreur, froides et taciturnes.

Le succube1 verdâtre et le rose lutin
T'ont-ils versé la peur et l'amour de leurs urnes ?
Le cauchemar, d'un poing despotique et mutin,
T'a-t-il noyée au fond d'un fabuleux Minturnes2 ?

Je voudrais qu'exhalant l'odeur de la santé
Ton sein de pensers forts fût toujours fréquenté,
Et que ton sang chrétien coulât à flots rythmiques,

Comme les sons nombreux des syllabes antiques,
Où règnent tour à tour le père des chansons,
Phoebus3, et le grand Pan4, le seigneur des moissons.

 

  1. Démon qui prend la forme d'une femme pour séduire un homme durant son sommeil et ses rêves 
  2. Ancienne ville d'Italie
  3. "Le brillant" est considéré comme le Soleil, c'est le dieu du soleil personnifié
  4. Divinité de la Nature, protecteur des bergers et des troupeaux. Il est souvent représenté comme une créature chimérique, mi-homme mi-bouc

 

 

Apollinaire – Il y a datant-  « Per te prasentit aruspex », 1925

( « Tu règles aussi les sorts; par toi l'aruspice comprend les signes du destin imprimés par un dieu dans les gluants vicères" )

  1. Pour précision l'aruspice était le devin qui examinait les entrailles des victimes pour en tirer les présages. »

Ô mon très cher amour, toi mon oeuvre et que j'aime,
A jamais j'allumai le feu de ton regard,
Je t'aime comme j'aime une belle oeuvre d'art,
Une noble statue, un magique poème.

Tu seras, mon aimée, un témoin de moi-même.
Je te crée à jamais pour qu'après mon départ,
Tu transmettes mon nom aux hommes en retard
Toi, la vie et l'amour, ma gloire et mon emblème;

Et je suis soucieux de ta grande beauté
Bien plus que tu ne peux toi-même en être fière:
C'est moi qui l'ai conçue et faite tout entière.

Ainsi, belle oeuvre d'art, nos amours ont été
Et seront l'ornement du ciel et de la terre,
Ô toi, ma créature et ma divinité !

 

 

 


 

Le déjeuner sur l'Herbe, Manet // Plein air au salon des refusés

Pourquoi cette oeuvre a-t-elle fait scandale?

Une courte réponse grâce à l'émission d'Art d'Art

Petite explication grâce à l'émission d'Art d'art h

réception du roman

Qu'a pensé Cézanne de L'oeuvre?

http://www.ina.fr/video/I06019716

 

L'Oeuvre, où il a prétendu me dépeindre, n'est qu'une épouvantable déformation, un mensonge tout à sa gloire"

Selon Ambroise Vollard, mais, peut-on le croire ? Cézanne lui aurait dit :

"Il n'y a jamais eu de fâcherie entre nous. C'est moi qui ai cessé le premier d'aller voir Zola. Il était devenu un sale bourgeois"

  Publié dans "Le Mercure de France" par Emile Bernard : Souvenirs sur Paul Cézanne

(...) C'était une intelligence fort médiocre , et un ami détestable; il ne voyait que lui; c'est ainsi que l'Oeuvre où il a prétendu me peindre, me dit Cézanne, n'est qu'une épouvantable déformation, un mensonge tout à sa gloire (..) Je retrouvais Zola à Paris. Il avait été mon camarade de collège, nous allions jouer ensemble au bord de l'Arc et il faisait des vers.(...)Donc, lorsque j'arrivais à Paris, Zola, qui m'avait dédié "La Confession de Claude" ainsi qu'à Bail (sic)*; un camarade mort aujourd'hui me présenta Manet. Je fus très épris de ce peintre et de son bon accueil, mais ma timidité naturelle m'empêcha de fréquenter beaucoup chez lui. Zola lui-même, aau fur et à mesure qu'il établissait sa réputation,devenait féroce et semblait me recevoir par complaisance; si bien que je me dégoûtais de le voir, et je fus de longues années sans le rechercher. Un beau jour, je reçus "l'Oeuvre". Ce fut un coup pour moi. En définitive, c'est un fort mauvais livre et complètement faux.(..)

Après la parution et la réception du livre, Cézanne écrivit une lettre froide de rupture à son ancien ami.

Choquée par cette lettre celle qui eut Cézanne et Alexis pour témoin à son mariage avec Zola, décrocha tous les tableaux de Cézanne et les porta dans son grenier à Médan. Était-ce sur les recommandations d'Emile Zola ?

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