Les réécritures

Œdipe Roi, Sophocle ( texte intégral)

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Sphinx

Lectures croisées d'Oedipe de Sophocle

  1. Une lecture psychanalytique ( Freud)
  2. Une lecture philosophique ( Paul Ricoeur, Vernant)
  3. Une lecture anthropologique ( Levi Strauss)

 

La machine infernale, extrait " La voix", Cocteau. Doc. INA

Œdipe Roi, Pasolini

Diaporama Oedipe et le sphinx

Permanence et variations autour du sphinx

ULYSSE 31 EP 9 LE SPHINX

Le mythe d'Œdipe et des Labdacides - Iconographie d'Œdipe

Crdp : le théatre dans l'antiquité

  1. La place du théâtre dans la cité

Le théâtre est une institution officielle dans la cité d'Athènes ; l'organisation des représentations, à l'occasion des grandes fêtes religieuses, correspond à l'organisation sociale et politique et implique l'ensemble du peuple. Même les femmes, qui d'ordinaire restent dans le gynécée, peuvent y assister, et les métèques (dans une cité grecque, étranger à cette cité, mais qui y était domicilié. ) sont parfois honorés par l'offre de places officielles.

Le prix de la place (un jeton, le symbolon, reçu à l'entrée, l'indique) est très faible. Une caisse est même prévue, dès la fin du V°siècle, dans le trésor de l'Etat pour fournir aux plus pauvres des citoyens le moyen d'assister aux représentations sans perdre le rapport de leur journée de travail. En effet, les spectacles commencent au lever du jour et se terminent l'après-midi : on mange et boit donc dans le théâtre.

Enfin le contenu même des pièces traduit les valeurs reconnues par la cité.

  

  1. Architecture

 

Les premiers théâtres ont été des constructions de bois, sans doute rudimentaires. Mais, avec le développement du théâtre dans la Grèce antique au V° siècle av. J.-C., un autre lieu s'impose, le théâtre en pierre, et les édifices se multiplient à la fin du IV° siècle.

                  Le "koilon", ou "theatron" (lieu d'où l'on regarde, à partir du verbe "theaomai", regarder) est la partie creuse, directement construite dans une colline, avec les gradins en hémicycle  pour le peuple, et des sièges plus officiels réservés aux magistrats, aux  juges et aux prêtres.

                  L'"orchestra" est le lieu central du théâtre, le cercle où évolue le choeur, constitué de 12 à 15 personnages et dirigé par son coryphée. En son centre s'élève le "thymélè", autel qui rappelle l'origine religieuse du théâtre. A son pied se place le joueur de flûte qui dirige les évolutions du choeur. A l'origine, les acteurs ( d'abord un, puis deux, enfin trois ) y évoluaient.

 Les acteurs ont pris ensuite plus d'autonomie par rapport au choeur en montant sur le "proskénion", surélevé d'environ 3 mètres, placé devant la "skénè" de même largeur selon les théâtres. Le proskénion Lui aussi va peu à peu s'élaborer en recourant à des machines, une plate-forme roulante par exemple ou la machine destinée à faire descendre les apparitions célestes.

    La "skénè" en fond est un bâtiment de plusieurs étages, qui complète le décor et sert de coulisses. Trois portes s'ouvrent sur le "proskénion": celle du centre est réservée aux acteurs qui jouent les rois, les nobles, sur les côtés l'une est pour les étrangers (messagers, hôtes..), l'autre pour les rôles féminins.

 

 

 

  1. Représentations

Dans la Grèce antique, lors des fêtes, des concours sont organisés. Chacun des trois poètes retenus doit faire représenter une tétralogie, ensemble de trois tragédies, suivie d'une pièce comique , satirique.

Le poète demande à un des dix magistrats de la cité, de lui fournir un chœur, à l'origine de douze, puis de quinze choreutes, dirigé par un coryphée, qui, dans certains passages, peut dialoguer avec un acteur. Un maître de chœur instruit les choreutes, et le poète dirige lui-même les répétitions.

Les acteurs portent des masques, qui permettent d'identifier immédiatement leur rôle, et qui servent également de porte-voix. Dans les tragédies, ils revêtent un costume qui renforce la solennité de leur jeu : longue robe drapée, large ceinture, et des chaussures surélevées, les cothurnes. Dans la comédie, les acteurs sont vêtus d'un costume grotesque.

Le théâtre romain reprend les grandes lignes de cette organisation. Il adapte seulement les costumes à la Rome antique, toge des prêtres pour la tragédie à sujet grec, toge bordée de la large bande de pourpre des magistrats pour la tragédie à sujet romain. Au début, dans les premiers théâtres en bois, ce sont des perruques - et non des masques - qui permettent d'identifier les personnages.Mais avec la construction des grands théâtres les acteurs adoptent à leur tour le masque pour être entendus.     Les acteurs pouvaient dialoguer, ou réciter des passages chantés, plus longs. Nous en avons hérité les répliques, les tirades, et les monologues. En cas de conflit dramatique, les personnages se répondent par des répliques rapides d'un vers ou d'un hémistiche(un demi-vers) en se renvoyant les mots, comme en un duel verbal: c'est la stichomythie.

 

Coryphée et Chœur

Le coryphée est le chef de chœur dans la tragédie antique. Il se situe au milieu de la scène et est chargé de guider les choreutes (ou choristes), de prendre parfois la parole au nom du chœur et de dialoguer avec le personnage en scène. 

 Les choreutes sont souvent au nombre de 15, sûrement en trois rangées de 5. Ils ne sont pas des individus mais représentent la collectivité : vieillards, jeunes filles ou femmes de la Cité. Ils sont concernés par la situation, mais impuissants. Ils sont la conscience collective, ils réagissent aux événements, les commentent mais n’ont aucune fonction dramatique.

  • Représentant de la Cité : il est le dépositaire des valeurs civiques et des valeurs religieuses
  • Médiateur entre la cité et les héros, entre le public et le héros, entre le public et les dieux.

 

  1. Les genres
  1. La tragédie

Issue du dithyrambe, chant sacré en l'honneur de Dionysos, dieu du vin et de l'ivresse poétique, la tragédie viendrait étymologiquement de "tragou odè", ou chant du bouc, sans doute parce que les chanteurs du dithyrambe étaient déguisés en Satyres, hommes aux pieds de bouc, compagnons du dieu, et que la cérémonie se terminait par le sacrifice d'un bouc.

Puis, peu à peu, les parties chantées ont été réservées au choeur, tandis que les parties dialoguées s'allongeaient pour donner plus de place aux héros, empruntés aux épopées, notamment à Homère et aux légendes de la mythologie.

 

Une tragédie grecque comporte:

 

  • un prologue dialogué, qui présente l'intrigue,
  • la parodos: l'entrée du choeur,
  • des épisodes, le plus souvent trois, séparés entre eux par les chants du choeur,
  • l'exodos, qui correspond à la sortie du choeur.
  •  

Cette structure a donné naissance aux cinq actes habituels dans nos tragédies classiques.

 

La tragédie  est toujours liée à la présence d'une transcendance, d'une puissance qui domine le personnage et sur laquelle celui-ci n'a pas de contrôle. Cette transcendance peut être figurée par une divinité , par une passion ou par des valeurs imposées par un ordre social . Elle provoque la perte, la déchéance du héros; elle le condamne à une existence fermée, sans d'autre issue que la mort. S'il veut combattre, c'est en pure perte: il n'a pas de prise sur les événements, il ne peut agir sur eux; ce sont plutôt eux qui agissent sur lui, révélant par le fait même son impuissance et sa misère (dans les tragédies grecques, les personnages sont punis pour avoir commis une faute, à cause de leur " hybris ", leur orgueil, leur démesure; dans les tragédies anglaises et françaises, la faute semble plutôt originelle, les personnages sont condamnés de naissance). La tragédie met donc à nu la vanité, la misère irrémédiable de l'homme, tout en cherchant à sacraliser cette misère selon une esthétique de la distance.

Dans la tragédie, il n'est pas permis d'espérer, les jeux sont faits, tout est sous le signe de la fatalité.

 

Tragédie et catharsis

Dans sa PoétiqueAristote justifie la tragédie en lui attribuant un pouvoir de purification (katharsis) des passions du spectateur. Assistant à un tel spectacle, l'être humain se libérerait des tensions psychiques, qui s'extériorisent sur le mode de l'émotion et de la sympathie avec l'action représentée (induisant pitié, colère, etc.). 

  1. la comédie

La comédie européenne est née en Grèce, dans le cadre des fêtes traditionnelles en l'honneur de Dionysos. Au milieu des réjouissances populaires qui suivaient les cérémonies religieuses, un cortège burlesque se formait dans une explosion de plaisanteries et de chansons : ce théâtre quasi spontané engendra des représentations plus concertées, farces, pantomimes ou divertissements mythologiques. La comédie fut considérée dès son apparition comme un genre mineur, la comédie grecque porta longtemps les traces de son origine populaire.

La  « comédie ancienne » est fantaisiste jusqu'au mépris de toute vraisemblance, mariant la bouffonnerie et la poésie, elle est toutefois  directement liée au réel : elle met en scène les petites gens aux prises avec l'actualité la plus immédiate, pour s'en prendre avec virulence aux personnages en place, aux mœurs politiques, voire aux fondements de la cité. Sa marque principale est la liberté de l'imagination, du langage, du geste et de la pensée. Mais, à la fin du Ve siècle, les auteurs comiques sont amenés à renoncer à toute satire trop actuelle et trop précise : la « comédie moyenne » cherche ses thèmes dans la mythologie et dans l'observation des mœurs, Puis, la « comédie nouvelle » (330-250), oriente cet art vers la peinture de l'amour contrarié, des caractères et des conditions, en évitant toutes les outrances du langage et la psychologie s'affine pour exprimer les grandes lignes d'une morale positive.

 

  1. Le mythe antique

 Etymologiquement, le mythe est une "parole", un récit transmis oralement au fil des générations. Chaque narrateur se le réapproprie et peut le réinventer, le charger d'un sens en accord avec ses propres préoccupations et celles de son époque. C'est ainsi que le théâtre classique français du XVII° siècle s'inspire largement des mythes antiques, que reprennent aussi de nombreux auteurs du XX° siècle, notamment pendant l'entre-deux-guerres.

Héritages des temps immémoriaux, les mythes grecs unissent le monde des dieux à celui des hommes : ils expliquent les origines du monde, la création des cultes, mais aussi la naissance des cités puissantes, leur ascension et, parfois leur chute.

                Il existe ainsi des mythes fondateurs d'un ordre politique et  social, tel celui d'Oedipe, issu de la famille des Labdacides, transmis par les poètes tragiques.

 

  

 

Exercices de style, Queneau

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