Films

Eternal sunshine of the spotless mind

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Joel et Clementine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d'amour, au point que celle-ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joel contacte l'inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu'il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clementine. Deux techniciens, Stan et Patrick, s'installent à son domicile et se mettent à l'oeuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joel, des plus récents aux plus
anciens, et s'envolent un à un, à jamais.
Mais en remontant le fil du temps, Joel redécouvre ce qu'il aimait depuis toujours en Clementine - l'inaltérable magie d'un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna...

'Eternal sunshine of the spotless mind' Français

Citizen Kane, Orson Welles

SYNOPSIS

Citizen KaneSeul à Xanadu, le château qu'il s'est fait construire sur la côte californienne, le magnat de la presse new-yorkaise Charles Foster Kane laisse tomber une boule de verre contenant une maisonnette enneigée, ânonne "rosebud" (bouton de rose) et s'éteint. A partir de ce seul indice et après avoir visionné la nécrologie du milliardaire, le journaliste Jerry Thompson tente de reconstituer la vie mystérieuse de Kane...

Citizen Kane "RoseBud" Scene

Memento

 

notion de 

Leonard Shelby ne porte que des costumes de grands couturiers et ne se déplace qu'au volant de sa Jaguar. En revanche, il habite dans des motels miteux et règle ses notes avec d'épaisses liasses de billets.
Leonard n'a qu'une idée en tête : traquer l'homme qui a violé et assassiné sa femme afin de se venger. Sa recherche du meurtrier est rendue plus difficile par le fait qu'il souffre d'une forme rare et incurable d'amnésie. Bien qu'il puisse se souvenir de détails de son passé, il est incapable de savoir ce qu'il a fait dans le quart d'heure précédent, où il se trouve, où il va et pourquoi.
Pour ne jamais perdre son objectif de vue, il a structuré sa vie à l'aide de fiches, de notes, de photos, de tatouages sur le corps. C'est ce qui l'aide à garder contact avec sa mission, à retenir les informations et à garder une trace, une notion de l'espace et du temps.

U ne bonne analyse du film

http://cinemaestria.over-blog.com/2014/10/analyse-de-memento.html

Le temps retrouvé, Raul Ruiz

Le temps retrouve portrait w193h257

1922, Marcel Proust sur son lit de mort regarde des photos et se remémore sa vie. Sa vie, c'est son ¿uvre et les personnages de la réalité se mélangent avec ceux de la fiction et la fiction prend peu à peu le pas sur la réalité. Tous ses personnages se mettent à hanter le petit appartement de la rue Hamelin et les jours heureux de son enfance alternent avec les souvenirs plus proches de sa vie sociale et littéraire.

LE TEMPS RETROUVÉ by Raul Ruiz (Trailer)

Persepolis

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Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.
Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des "commissaires de la révolution" qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.
Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger.
A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.

Persepolis (Bande-annonce)

La Mémoire dans la peau Bande annonce vf

La mémoire dans la peau

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Sur la côte adriatique, un petit bateau de pêche repère le corps inanimé d'un homme ballotté par les flots. Des marins s'empressent de le repêcher. Portant des traces de balles dans le dos, cet homme à l'identité inconnue a miraculeusement survécu, mais il ne se souvient plus de rien. Même pas de son nom. Et encore moins des raisons pour lesquelles on a tenté de le tuer.
Toutefois, un indice subsiste : de sa hanche est extraite une petite capsule holographique indiquant un numéro de compte à Zurich. L'inconnu se rend alors dans une banque suisse afin de faire la lumière sur son identité. Une fois sur place, il découvre dans un coffre-fort une malette contenant plusieurs milliers de dollars, un pistolet, un passeport au nom de Jason Bourne et six autres documents d'identité de diverses nationalités. Ce dernier s'aperçoit bientôt qu'il est suivi à la trace par une mystérieuse organisation

La boîte noire

A la suite d'un accident de voiture, Arthur est plongé pendant quelques heures dans un coma. Durant sa phase d'éveil, dans un délire verbal, il exprime des phrases incohérentes qui trouvent leurs racines directement dans son inconscient.
A son réveil, il est face à une curieuse énigme : Que faisait-il la nuit sur cette route, proche de Cherbourg ?
Ses phrases inquiétantes, dérangeantes et libératrices ont été notées dans un carnet noir par Isabelle, une des infirmières de l'hôpital. Pour l'aider à répondre à ses questions, Isabelle remet à Arthur, comme si elle lui offrait un trésor, le témoignage écrit de son délire.
Dès cet instant commence pour Arthur une incroyable aventure ; il sera à la fois la victime, le coupable et l'enquêteur...de sa propre vie.
Envahi par les traumatismes de notre inconscient, nous faut-il pour autant écraser les souvenirs qui nous encombrent ?

 

Total recall

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2048. Doug Quaid rêve chaque nuit qu'il est sur la planète Mars à la recherche de la belle Melina. Sa femme, Lori, s'efforce de dissiper ce fantasme. Doug va bientôt s'apercevoir que son rêve était artificiel et que sa femme est une espionne chargée de veiller à son reconditionnement mental. Il se souvient d'un séjour réel sur Mars, à l'époque où il était l'agent le plus redouté du cruel Coohagen. Il décide de s'envoler sur Mars à la recherche de son énigmatique passé.

Titanic

Telechargement

En 1997, un chasseur de trésor, Brock Lovett, recherche un diamant, le Cœur de l'Océan, bijou qui aurait été porté par Louis XVI, et qui aurait sombré dans l'Océan avec le Titanic en 1912. Lors d'une de leurs explorations, Lovett tombe sur un dessin d'une femme portant le bijou datant du jour du naufrage. Lors d'un reportage télévisé, ce dessin est filmé et est aperçu par Rose Calvert, une vieille femme de 101 ans. Elle prend aussitôt son téléphone pour appeler Lovett, car elle sait qui est représenté sur le dessin : "Celle qui est représenté sur ce dessin, c'est moi !".

Elle rejoint aussitôt le bateau de Lovett et s'y installe. Lovett lui montre des images de l'épave et des objets ayant été retrouvés. Les souvenirs remontent pour Rose...

Avant d'aller dormir

AVANT D'ALLER DORMIR Bande Annonce VF (2014)

Suite à un accident quatorze ans plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille sans se souvenir de rien, ni même de son identité. Son dernier espoir réside dans son médecin, Ed Nasch, qui lui conseille de tenir un journal vidéo. Elle pourra ainsi enregistrer les informations qu’elle traque et se souvenir peu à peu de son passé, reconstituant progressivement le fil de son existence.
Mais très vite, ses rares certitudes vont voler en éclat.

La maison du docteur Edwardes ,Alfred Hitchcock , 1945

 

 

Constance Peterson est médecin dans un asile d'aliénés. Le directeur de l'asile, le docteur Murchison étant mis à la retraite, on attend l'arrivée de son successeur, le docteur Edwardes. Constance tombe amoureuse de celui que tous prennent pour le docteur Edwardes avant de comprendre qu'il s'agit d'un usurpateur souffrant d'amnésie. Quand il prend conscience de cette amnésie, le faux docteur croit avoir tué le docteur Edwardes et s'enfuit de la clinique.

Constance parvient à le retrouver et à le cacher à la police chez son vieux professeur qui va analyser les rêves du malade et mettre à jour son complexe de culpabilité. Le faux Edwardes s'est toujours cru responsable de la mort de son jeune frère survenue au cours d'un jeu d'enfants et le docteur Edwardes est mort d'une façon identique mais tué en réalité par l'ancien directeur de l'asile, le docteur Murchison, qui sera démasqué à la fin.

Il est de bon ton de mépriser le traitement de la psychanalyse par Hollywood en général et par Hitchcock en particulier. C'est oublier un peu vite que l'école américaine de psychanalyse a profité rapidement des enseignements de Freud et qu'elle est très en vogue parmi les intellectuels " Quand je suis rentré à Hollywood, Ben Hecht a été recruté et c'était un choix heureux parce qu'il était justement très porté vers la psychanalyse (...) Je voulais tourner le premier film de psychanalyse (….) et j'ai travaillé avec Ben Hecht qui consultait fréquemment des psychanalystes célèbres". L'analyste de Zelznick est aussi crédité comme conseillé technique.

Quant au traitement de la cure racontée dans le film, c'est une vulgarisation assez convaincante d'une amnésie liée à un complexe de culpabilité. L'amnésique, dit Freud, n'agit pas en contradiction avec son caractère. L'être humain fuit la vérité car il a peur de souffrir mais il souffre encore plus en essayant d'oublier. Les rêves révèlent ce que l'on essaie de cacher mais ces rêves sont embrouillés comme un puzzle. Le devoir de l'analyste est d'examiner ce puzzle et d'essayer de le remettre en place afin de découvrir le message envoyé par le subconscient. La psychanalyse permet de démêler le vrai des mélanges opérés par l'esprit. Elle permet ainsi et de se libérer de la culpabilité car si "la faute n'est pas dans les étoiles mais en nous" comme l'indique la citation de Shakespeare qui ouvre le film, il est possible d'en relativiser la part. L'imprudence et le souhait inconscient ne sont que des fautes mineures face au hasard malheureux.

Hitchcock tout en suivant ce canevas ne manque pas d'y apporter son habituel humour misogyne : "Des jeunes mariés il n'y a rien de plus beau : pas encore de psychose, d'agressivité, de complexe …Ayez des "babies" et pas de phobies…. Les femmes sont les meilleures psychanalystes jusqu'au moment où elles aiment, après, elles sont les meilleures patientes…. Une femme amoureuse est au plus bas de son niveau intellectuel… "


Hitchcock a également voulu la collaboration avec Salvador Dali.

"Quand nous sommes arrivés aux séquences de rêve, j'ai voulu absolument rompre avec la tradition des rêves de cinéma qui sont habituellement brumeux et confus, avec l'écran qui tremble, etc. J'ai demandé à Selznick de s'assurer la collaboration de Salvador Dali. Selznick a accepté mais je suis convaincu qu'il a pensé que je voulais Dali à cause de la publicité que cela nous ferait. La seule raison était ma volonté d'obtenir des rêves très visuels avec des traits aigus et clairs, dans une image plus claire que celle du film justement. Je voulais Dali à cause de l'aspect aigu de son architecture - Chirico est très semblable - les longues ombres, l'infini des distances, les lignes qui convergent vers la perspective… les visages sans forme…
Naturellement, Dali a inventé des choses assez étranges qu'il n'a pas été possible de réaliser.. J'étais anxieux parce que la production ne voulait pas faire certaines dépenses. J'aurais voulu tourner les rêves de Dali en extérieurs afin que tout soit inondé de lumière et devienne terriblement aigu, mais on m'a refusé cela et j'ai du tourner en studio."

Cette collaboration, humainement fructueuse pour les deux artistes, est donc un échec esthétique pour Hitchcock qui sera contraint de fractionner le rêve en quatre parties pour n'obtenir qu'une partie de ce qu'il souhaitait.

La scène de descente à ski est probablement plus réussie, bien qu'éminemment contestée par le spectateur contemporain. A première vue, le trucage de la transparence est en effet énorme, aux limites du ridicule. On s'amuse irrésistiblement des génuflexions burlesques que miment les acteurs, en fait immobiles en studio, leurs visages filmés en gros plan alors qu'un film de paysage enneigé est projeté derrière eux. Pourtant, selon Dominique Païni, cette mécanique de la transparence très évidente et grossière pourrait assurer une fonction énonciative appuyée. Le mouvement des personnages est une descente, une descente interminable vers un gouffre, une descente interminable comme on le dit d'une cure, et au sens figuré, selon les principes symbolistes, une descenteimmobile dans les profondeurs de l'âme. La Montagne, la neige, la blancheur, tout induit d'autre part ce qu'on appelle dans un autre ordre de signification la transparence de l'air des cimes. La blancheur immaculée des pentes vient clore le laborieux et obscur dédale parcouru par Constance pour parvenir au secret intime de John. La neige est cette autre page blanche menacée par les zébrures des skis, zébrures renvoyant à la grille meurtrière de l'enfant refoulée dans l'inconscient de John. Cette étendue neigeuse s'identifie littéralement au souvenir écran, surface disponible pour le spectacle empêché du refoulé. C'est ainsi la blancheur de l'écran qui s'impose ici dans son effet éblouissant, présageant les flashes rouges de Marnie. Finalement c'est une affaire d'écriture. C'est sur la blancheur de cette page que doit s'inscrire la clôture du récit et la résolution de l'énigme analytique.


Mais l'énigme psychanalytique ne serait rien sans le mouvement romanesque qui la résoudra finalement. Et Hitchcock apporte encore plus de soin à la mise en scène de ce romantisme échevelé : le coup de foudre au premier regard entre Gregory Peck et Ingrid Bergman et surtout l'ensemble de la séquence de la nuitsuivant la rencontre ; nuit sans sommeil pour Constance avec montée des escaliers, rets de lumière sous la porte, repos un court moment grâce au livre fétiche signé puis rets de lumière à nouveau et tentation trop forte d'entrer dans la chambre, de déclarer son amour, approche des visages et baiser occulté au profit d'un fondu sur sept portes qui s'ouvrent sur le ciel. Cet amour exalté, on le retrouve lorsque Constance comprend l'importance du blanc et lance comme un cri de victoire "nous avons le blanc avec nous (?!)" ainsi que lors de la douloureuse arrestation de John où son visage en gros plan se fond derrière les barreaux.

Au total, un film empreint d'un grand optimisme, l'amour sauve de la mort et de la folie et d'une bonne dose d'humour : humour dans les dialogues mais visuel aussi tel les deux chaises vides qui attendent le couple en retard après leur promenade et l'accueil goguenard des psychanalystes ou le regard effaré du contrôleur qui regarde le couple s'embrasser alors qu'il ne se sépare pas.

 

Bibliographie :

 

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Genre : Film noir

thème : psychanalyse

(Spellbound) Scénario : Ben Hecht d'après le roman de Francis Beeding. Séquence du rêve : décors de Salvador Dali filmé par William Cameron Mandiez. Avec : Ingrid Bergman (Docteur Constance Peterson), Gregory Peck (John Ballantine), Leo G. Caroll (Le docteur Murchison), Michael Chewkov (le professeur ), Rhonda Fleming (Mary Carmichel). 1 H 51

Voir : photogrammes

thème musical

jeu des paires

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